
Philippe Guglielmi, Premier secrétaire fédéral et Jean-Paul Huchon,
Président du Conseil régional d'Ile-de-France, le 9 janvier 2010 lors
de la présentation des voeux de la Fédération, à Clichy.
Journal Fédéral / Novembre-Décembre 2009 / n° 36
Réception de nouvel an de la fédération PS 93
Clichy-sous-Bois – samedi 09 janvier 2010
intervention de Philippe GUGLIELMI
1er Secrétaire Fédéral
Mes Chers camarades,
Merci à notre camarade et ami Claude Dilain Maire de Clichy Sous Bois pour une nouvelle fois, avoir répondu à ce qui est devenu un rituel militant et républicain, c'est-à-dire nous accueillir ici à Clichy sous Bois en nous offrant toutes les facilités possibles.
Ces remerciements vont également au secrétaire et aux militantes et militants socialistes de la section de Clichy ainsi qu’aux personnels municipaux.
Je mets à profit ce moment de grande convivialité pour vous présenter, à toutes et tous qui êtes présents aujourd’hui, au nom du Secrétariat Fédéral et de la Fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis, tous nos vœux les plus fraternels et amicaux pour cette nouvelle année 2009 avec pour chacune et chacun d’entre vous, des souhaits sincères de réalisation de vos aspirations personnelles et familiales. Vous me permettrez également de nous souhaiter pour toutes et tous, la réalisation de nos espoirs de victoire de nos idéaux philosophiques et politiques qui tendent à l’avènement d’une société plus juste et de plus de lumière.
Comme chaque année depuis trois ans, je ne peux qu’apprécier la présence à mes côtés de tous les socialistes ici rassemblés. Nos parlementaires, Députés et sénateurs, notre député européen, nos Maires, nos conseillers et conseillère régionaux et généraux.
Cette année écoulée a vu le projet socialiste se concrétiser plus encore dans notre département avec Claude Bartolone à sa tête. Vous savez tous les efforts de Claude, des conseillers généraux PS et de ses équipes pour revaloriser l’image de notre département et pas seulement l’image, mais ce qu’est vraiment la Seine Saint Denis, c’est à die un département à fortes potentialités humaines surtout, économiques ensuite. Nous avons eu le soulagement de voir notre camarade Gérard Ségura confirmé par le Conseil d’Etat, à la tête de sa commune, montrant ainsi que les électeurs aulnaisiens avaient vu juste en l’élisant avec son équipe lors des dernières municipales. Nous accueillons le Président présenti, les militants PS des 9 communes concernées auront à voter le 21 janvier, de la plus importante communauté d’agglomération de la région parisienne dénommée « Est ensemble », en la personne de notre camarade Bertrand Kern Maire de Pantin et Conseiller Général.
Cette fin d’année a été marquée par la préparation des élections régionales qui auront lieu les 14 et 21 mars 2010. Vous dire que la phase que nous venons de vivre fut suave serait teinté de masochisme. Car l’établissement des listes n’eut rien d’agréable. Certains auront fait et auront eu leur compte de déception dans leurs aspirations. Mais les grands destins et les grands desseins n’ont rien de personnel. Ils ne peuvent trouver leur pleine réalisation que dans les cheminements collectifs. Donc il nous faut maintenant, faire abstraction de ce qui a pu déplaire et nous tourner résolument vers l’avenir. Et cet avenir est immédiat, c’est celui du combat à mener dans cette courte campagne de deux mois qui nous sépare de l’échéance. Ce combat nous allons le mener pour faire gagner les listes menées par Jean-Paul Huchon. Ces élections ne sont pas à considérer comme un simple test, elles seront le vote pour les présidentielles de 2012. Si nous ne gagnons pas en mars 2010 il nous sera difficile de remonter le handicap 2 ans plus tard. Et dans cette optique les résultats de la région Ile de France, la première d’Europe, seront primordiaux.
Donc mes chers camarades rassemblons nous derrière nos candidats et en Seine saint Denis, particulièrement derrière Abdelhak Kachouri, qui s’adressera à vous quelques instants. Voilà un fils de la République comme elle sait en produire à l’image de sa diversité d’hommes de femmes, de pensées, de philosophies, enfin de tout ce qui fait l’humanité dépouillée de ses préjugés.
Si les hommes arrivaient à dépasser leurs préjugés la mythologie grecque n’aurait pas inventé Arès le dieu de la guerre.
Puisque combat il nous faut mener, il nous conduira à la victoire si nos militants en ont la volonté et si nous savons, nous socialistes parler aux femmes et aux hommes de la Seine Saint Denis.
A cet instant je veux me tourner vers nos camarades et amis Conseillères et Conseillers régionaux sortants. Je veux ici au nom de vous tous socialistes de la Seine saint Denis, remercier pour leur travail et leur engagement nos camarades : Marguerite Cornec de Noisy-le-Grand et Kristina Roger de Bondy qui ne se représentaient pas. Elles ont fait honneur à notre parti durant leur mandat et ont porté haut les valeurs qui sont les nôtres. Marguerite a fait savoir très tôt qu’elle ne briguerait pas un autre mandat. Kristina a pris sa décision avec une responsabilité politique qui mérite le respect tant l’issue n’a pas du lui en être agréable. Que soit également remerciée Martine Legrand pour cette mandature qui se termine ainsi que Stéphane Privé. Et puis parceque les socialistes ne sont pas des révisionnistes qui effacent les noms au gré des conjonctures et des désaccords, que soit également remercié Serge Mery.
Il me faut à présent saluer très amicalement, nos partenaires de gauche qui sont dés le début à nos côtés dans le difficile combat des régionales qui s’annonce. La délégation du Parti Radical de Gauche, conduite par son Président départemental Gérard Cosimi et La délégation du MRC (Alain Peries). Notre salut aux organisations syndicales et aux représentants du monde associatif présents aujourd’hui.
Que celles et ceux que j’omettrais de citer ne s’en offusquent pas, ils ont la même place dans nos pensées et nous les remercions d’avoir répondu à notre invitation aujourd’hui.
Je veux également remercier Jean-Paul Huchon Président de la région Ile de France, auquel je donnerai la parole dans quelques instants. Jean-Paul est un habitué de notre réception annuelle de présentation des vœux. Il sait l’estime et l’amitié que lui portent les socialistes de la Seine saint Denis, et cette amitié, il nous la rend bien.
J’étais hier soir à la réunion de lancement du comité de soutien de Jean-Paul. Je crois que nous partageons le souci de favoriser dans notre parti des rapports détendus empreints de respect, d’écoute de l’autre, en un mot de sérénité. C’est ce que je veux favoriser depuis plus de deux ans dans notre fédération. Réunir ce qui est épars, c’est déjà un grand pas vers la victoire.
Nous sommes dans un instant de formulation de vœux laïques et républicains, que la fédération souhaite les meilleurs possibles à toutes les militantes et à tous les militants socialiste de la Seine saint Denis. Permettez moi d’y joindre tous les êtres qui vous sont chers et tous ceux qui de par le monde subissent une oppression physique ou morale.
Sans nos militants et souvent leur abnégation, rien ne pourrait se faire. Ils forment avec nous une chaine d’union sans cesse agressée par les conservatismes mais qui résiste aux intolérances et aux réactionnaires de tout poil.
Vis-à-vis de ses militants, la fédération a répondu aux engagements pris et ayant trait à l’animation et à la liaison entre les sections. Notre journal fédéral avec sa nouvelle maquette témoigne de la vie de nos sections. L’atelier de formation qui s’est tenu en fédération en décembre a connu une affluence sans précédent, montrant ainsi la nécessité de ce type de rendez vous. Nous avons su personnaliser l’assistance aux sections en prenant en compte leurs difficultés lorsque ces difficultés n’étaient pas prévues au plan d’aide que nous sommes en train de refondre. Je veux ici remercier l’équipe des permanents de la fédération, notre directeur administratif Fred Molossi secondé par Philippe Vilain et Joëlle Moreau, je crois que chacune et chacun peu se féliciter come moi-même de la gentillesse et de la disponibilité dont ils font preuve tant au téléphone que lorsque nos adhérents poussent la porte de la fédération pour y trouver aide et écoute.
C’est cela l’esprit de la fédération, fraternité, entraide et camaraderie militante malgré les vicissitudes. Tout cela le secrétariat fédéral continuera à le favoriser sans le ressentir comme une contrainte, mais comme un choix délibéré de cheminer sur le tracé de la concorde en acceptant les différences. Faire vivre les différentes motions, les faire travailler ensemble, dans le respect mutuel de ce que nous sommes et de ce en quoi nous nous reconnaissons, c’est notre leitmotiv.
Nous sommes tous socialistes, réservons nos coups à la droite.
Le Parti socialiste en Seine saint Denis ce sont 40 sections dans les 40 villes du département.
Ce sont quarante points de ralliement et de diffusion de nos idées. C’est cet ancrage citoyen qui doit être la force rénovée de notre parti. De la plus jeune de nos sections, celle de Montfermeil nouvellement recréée, aux plus anciennes et plus nombreuses, chacune a son importance dans le combat qui s’annonce pour garder à gauche, derrière Jean-Paul Huchon, la région Ile de France. Chaque section est un point d’appui, chaque militant le porte voix de l’idéal socialiste, seul capable de mettre en harmonie l’homme en recherche de son mieux être et la société qui l’entoure. Nous devons gagner ces élections régionales non par corporatisme politique et vouloir le socialisme pour les seuls socialistes, mais parce que nous croyons que notre vision de la société a une portée humaniste universelle dans l’intérêt de l’ensemble des hommes et des femmes de ce pays.
Découvrir du sens est un pari difficile en ce 21° siècle, d’autant que comme l’écrivait le philosophe Daniel Berezniak les hommes s’attachent souvent à redécouvrir du ses plutôt que d’en découvrir. Il suffit de considérer l’échec du sommet de Copenhague pour s’en persuader. Le soucis de l’environnement n’est plus aujourd’hui une idéologie réservée à des spécialistes du sujet, mais doit inspirer l’ensemble des acteurs politiques et particulièrement le Parti Socialiste.
Il ne suffit pas de réunir les institutionnels de 194 états de la planète dans un royaume du grand nord pour trouver des solutions au désordre écologique mondial. Avoir réussi à réunir les deux plus grands pollueur et principaux acteurs du réchauffement climatique est peut être le seul non échec. On peut toujours rêver de la prise de conscience d’un pays, la Chine, qui décrète chaque année des campagnes d’exécutions publiques comme nous décréterions des campagnes de prévention routière. L’après Copenhague ce seront les négociations de Bonn en juin de cette année ou comment bâtir sur un échec ? Comment ne pas voir que nous allons dans le mur car ni les accords de Kyoto, encore moins ceux au rabais de Copenhague ne garantissent la baisse de 40% d’émission de gaz à effet de serre par les pays industrialisés d’ici 2020. Ce taux est celui nécessaire à un recul du réchauffement de la planète. A Bonn il ne se discuterait que d’une baisse de 20% ! Nous pouvons compter sur Sarkozy pour une fois de plus nous assener un numéro de prestidigitation sur le sujet. De l’illusion comme d’habitude, mais point de réel.
Echec encore que de décréter un débat sur l’identité nationale, porté par un Ministre qui a érigé le reniement en méthode politique. Débattre c’est exposer librement ses arguments. Mais ce débat est d’emblée truqué lorsque le Président de la République impose le dogme des racines chrétiennes de la France. Poser ainsi le débat c’est nier la diversité des visages de la France d’aujourd’hui, c’est nier l’apport du siècle des lumières, c’est nier le caractère laïque de la république française, c’est nier que parmi ceux qui l’ont sauvée il ya 65 ans il y avait les tirailleurs algériens, Tunisiens, Marocains, sénégalais. Les gosses de nos cités qui sont aujourd’hui brocardés par des ministres en goguette intellectuelle, ces gosses sont souvent les petits enfants de ces libérateurs lorsque ce ne sont pas nos propres enfants. Et une casquette visée en arrière ne change rien à cette filiation. D’ailleurs vouloir interpréter la fantaisie du port de ce couvre chef, relève plus de la psychiatrie hospitalière, que de l’observation basique d’une Ministre sans doute emportée par des libations consécutives à un comice agricole…. !
Au-delà de l’anecdote, même si elle est empreinte de gravité, c’est l’ensemble de questions sociétales mal posées par le gouvernement, qui impose aux socialistes d’être vigilants et combatifs.
C’est à cette vigilance et à ce mouvement vers l’avant que je vous convie, mes chers camarades en vous souhaitant, à nouveau, à toutes et tous une excellente année 2010.
En avant dans le combat contre tous les conservatismes,
En avant dans le combat contre la droite,
Salut et fraternité.
